dimanche 27 janvier 2019


Qui est Stefan Zweig ? 

Zweig est issus d'une famille bourgeoise juive au sein de laquelle il recevra une éducation ouverte sur l'Europe. Bon élève à l'école, il suit des études de philosophies qu'il continuera jusqu'au doctorat.
Zweig, se passionne pour la littérature Européenne et, au fil de ses lectures,  se met à écrire.

Peut à peut, il se fait connaître pour ses traductions de poètes Français où Anglais (Verlaine, Rimbaud...) et se fait également une renommée au théâtre. Débute aussi son amitié avec Romain Rolland, romancier Français.

Entre 1904 et 1910, Stephan Zweig voyage beaucoup en Europe (Espagne, Angleterre, France, Italie) il se rend également en Afrique du Nord, Inde et Etats-Unis.

La première guerre mondiale, une prise de conscience:
1914, le premier conflit mondial éclate. Zweig est alors partagé entre un pacifisme qu'il partage avec Romain Rolland et son devoir envers sa patrie. Par un esprit de patriotisme, il abandonne son légendaire pacifisme et décide finalement de s'engager. Zweig est alors affecté aux archives du ministère de la Guerre. Mais très vite son dégoût pour la violence le rattrape, à l'occasion d'une mission sur le terrain en 1915, il découvre les ravages des combats et décide de se tenir à l'écart du conflit. En 1917, il se retire en Suisse, un pays neutre.De cette guerre, naît, chez Zweig, la prise de conscience d'une identité Eurpéenne.

Après la guerre, Zweig reprend ses voyages dans toute l’Europe donnant de multiples conférences, rencontrant de nombreux écrivains, des artistes et ses vieux amis que la guerre avait séparé. Restant fidèle à ses idéaux, il invite les pays à fraterniser plutôt que de rester dans des conflits. Il souhaite une Europe unie, et il défendra cette conviction jusqu’à la fin de sa vie.

Zweig et la montée du nazime.
En dépit de son succès, Zweig ne parvient pas à se remettre de la première guerre mondiale. La montée du nazisme accroît son pessimisme. Il est d'abord épargné par les premières mesures antisémites, mais en 1932, il voit ses livres exclut des bibliothèques et sa maison perquisitionnée.

1939, la déclaration de guerre le frappe durement et, en 1940, lorsque la France est envahie, il décide de quitter l'Europe. Zweig vas,entre 1940 et 1941, errer entre les USA, l'Argentine, L'Uruguay et terminera son périple au Brésil. La lointaine Europe le hante.

Au Brésil, installé à Petropolis, Zweig sent ses forces l’abandonner. Fatigue morale, découragement politique, Zweig est rongé par le désespoir. Et c’est de ce désespoir que va naître l’un de ses plus grands chef-d’œuvre, Le Joueur d’échecs, publié à titre posthume et qui laisse deviner l’état moral de l’auteur.
Les horreurs du mondes le brise de plus en plus. Il reçoit le coup de grâce, en 1942, quand il apprend la défaite de l’Angleterre en Malaisie. Cette fois Zweig est brisé pour de bon et refuse de voir le monde agoniser plus longtemps. C’est le 22 février 1942, après avoir fait leurs adieux, que lui et sa femme mettent fin à leurs jours en s’empoisonnant.


Sources: 
 LAFAYE Jean-Jacques. Une vie de Stephan Zweig. Editions du félin, 1994
 ZWEIG Stephan . Le joueur d'échecs. hachette, 2014 ( dossier bibliocollège réalisé par DE LISLE Isabelle )






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